Okayama
Site à l'usage des hypothétiques futurs habitants français à Okayama et des autres curieux...
Comme je l’ai écrit dans le dernier article, je suis rentré à la maison après 15 jours en France. Ce séjour m’a permis de faire un constat : je me japonise. Halala, le retour définitif en France l’année prochaine s’annonce difficile et risque de ne pas être une partie de plaisir. Je ne parle pas du boulot ou de quoi que ce soit de bien sérieux, chaque chose en son temps, non je parle de ce qui fait, à mon sens, le Japon de tous les jours. Vous savez les différences entre 2 pays qui vous frappent quand vous arrivez. Ces petites choses du quotidien qui rapidement vous font dire (malheureusement) les japonais sont comme ci ou comme ça… On a beau lutter contre ses penchants à faire des généralités, rien y fait. Du coup quand je suis rentré en France j’ai fait la même chose dans l’autre sens et c’est là que je me suis dit qu’il ne fallait pas que je reste trop longtemps ici (au Japon), où alors je ne pourrai plus me passer de mon riz quotidien et bientôt je mangerai du natto au petit déj’ (là j exagère, mais je crois la chose vraiment possible à long terme).
Alors ? Me direz vous c’est quoi le problème avec la France pour quelqu’un qui habite au Japon ? Allons y pour les clichés, les lieux communs, les poncifs, les généralités…Je me lance, et tout cela ne concerne que moi évidemment :-)
Tout d’abord j’ai trouvé la France terne ou devrais je plutôt dire les Français… Je crois que c’est dû à une certaine excentricité des japonais dans leur habillement qui rend l’atmosphère plus joyeuse. Tous les jours je croise des Japonaises et des Japonais dans des tenues assez insolites. 2 exemples récents, hier j’ai vu comment porter une seule jambe de caleçon long sous une mini jupe, puis j’ai croisé un assimilé punk avec crête de cheveux jaunes et piercing promener son petit teckel à manteau rouge. Bref, sans ironie aucune, au Japon, c’est un peu carnaval tous les jours et c’est tant mieux.

Un exemple de tenue de plage au Japon, santiags pour elle, chemise motifs rideaux anglais pour lui
La seconde chose qui m’a frappé encore plus, c’est évidemment le rapport vendeur/client dans les boutiques françaises. ELLE m’ayant laissé une liste longue comme le bras de produits de beauté et de livres à lui rapporter à Okayama, j’ai bien dû me résoudre à affronter un grand centre commercial parisien connu pour sa proximité avec un building en forme d’arche. Là j’ai pu payer en carte bleue mes divers achats, geste que j’avais complètement oublié, encore une chance que je me sois rappelé le code… et j’ai pu voir des hôtesses de caisses (c’est comme ça qu’on dit maintenant) qui étaient tout à ce qu’elle faisaient, c'est-à-dire encaisser, puisque une discutait avec une de ses collègues à propos de tickets restaurants, puis ensuite une autre semblait vérifier que son vernis à ongles n’était pas trop écaillé ou peut être que le dernier SMS reçu sur son téléphone portable ne datait pas de plus de 1 min 30…
Oui bien sur, vous autres là bas, en France, vous ne connaissez pas la douce mélodie du Irasshaimasu ou du arigato gozaimashita répétés en boucle jusqu'à plus soif. Hé bien tant pis pour vous.
Bon, je pourrai continuer assez longtemps sur tous les mauvais points français, comme sur la largeur du TGV, sur la propreté du métro parisien, sur la difficulté à trouver un taxi en province, sur les chariots de supermarchés lourds comme un cheval mort,…mais je ne le ferai pas. Je vais plutôt écrire un deuxième article pour vanter la France, car malgré tout je crois qu’il peut y faire bon y vivre.



