Okayama
Site à l'usage des hypothétiques futurs habitants français à Okayama et des autres curieux...
Avant-hier je parlais de la plage à Okayama, mais la côte ressemble bien plus souvent à ça.


Hé oui, si le japon est si riche économiquement ce n’est certainement pas étranger au fait que ce pays ait une industrie très développée. La côte Sud du Japon (de Honshu plus précisément) est tellement occupée par des raffineries, des usines, des ports, que les Japonais remblaient la mer pour gagner de la place. Ainsi les nouveaux aéroports de Osaka et de Nagoya sont carrément construits dans la mer sur des îles artificielles.
Plus prêts de Okayama, dans la ville de Kasaoka, c’est toute une partie de la baie qui a été remblayée ce qui a eu de grave conséquence sur la reproduction des limules à cet endroit (c’est incroyable le nombre de trucs sérieux que je peux écrire dans ce blog !)
Si le paysage en souffre énormément, et mes yeux aussi, heureusement il reste plein de zones peu construites surtout dans les montagnes. Allez y’a plus qu’à attendre la fin de l’ère du pétrole et la côte japonaise respirera un bon coup. Peut être…
Pour ceux qui espèrent encore nous rendre visite au Japon, ne vous inquiétez pas, le Japon ce n’est pas que des cheminées qui fument, je crois qu’on l’a déjà montré souvent dans les rubriques « visiter » et « ailleurs au Japon » de ce site.
Okayama n’est vraiment pas loin de la mer. Du coup on nous demande souvent s’il y a des plages et si on se baigne à Okayama.
La côte japonaise le long de la Mer intérieure de Seto est très construite, avec des ports de pêche, des zones industrielles, des raffineries,…Autant dire que ce n’est pas très engageant. A part quelques îles comme Shiraishi qui sont vraiment magnifiques, cette côte est bien moins sauvage que celle de la Mer du Japon qui se trouve au Nord (voir Tottori).
Toutefois, à Okayama il y a quelques plages aménagées où il fait bon aller se promener et éventuellement faire trempette.
Ce sont les derniers jours de David avec nous, et je trouve toujours très dommage pour les gens qui visitent le Japon de ne pas voir la mer, le Japon étant tout de même un pays de très grande tradition maritime. Essayez d’imaginer le Japon sans ses poissons ?
Nous sommes donc allés hier sur la plage de Shibukawa (ça ressemble un peu à Shibuya comme nom, pour ceux qui connaissent, et d’ailleurs il y a quelque chose de ressemblant dans la jeunesse qui s’y trouve). Le temps était grisâtre et un petit 20 degré ne nous a pas incité à la baignade alors on a mangé des saucisses de Francfort avec des frites !!! Il ne manquait plus que les boules et le pastis pour faire une pétanque.

Week-end à Takayama (suite…) A ce moment, avec David, nous avons commencé à nous poser de sérieuses questions quant à la qualité de notre équipement vestimentaire. Une fois les skieurs embarqués, le bus a repris l’ascension. Je veux dire la vrai ascension, avec une route en lacets assez raides et un A ce moment la, ce n’était plus de notre équipement qu’on doutait mais un peu de notre survie…("0-0). j exagère
Dimanche nous avions donc prévu d’aller marcher dans la montagne. Il faisait un temps magnifique, la route des crêtes (la plus haute du Japon) était ouverte, nous avons donc acheté notre billet de bus pour le Mont Norikura. Le Mont Norikura est un ensemble de crêtes et de lacs dont le point culminant est à 3026 mètres. A l’office du tourisme ils nous avaient dit : « faites attention là haut il fait super froid (sugoi samui) ». On n’était pas franchement équipés comme pour traverser l’Himalaya mais nous avions quand même des pulls et des coupes vents.
Tout content d’aller respirer l air des sommets, nous nous sommes installés à l’arrière du bus et nous avons commencé à profiter du paysage le long de la route qui montait tranquillement à travers les rizières en eau.
A peu près a mi parcours (il faut presque 2 heures de Takayama au sommet de Norikura) le bus s’est arrêté sur un vaste parking où nous attendaient des gens habillés comme ça :

énorme joli ravin juste à coté du bus. Comme je souffre d’un vertige effroyable, je commençais à avoir les mains moites…
Et plus on montait, plus la route ressemblait à cela:
beaucoup un peu, mais on se demandait quand même ce qui nous attendait tout en haut.
Et bien en haut il y avait un grand parking totalement dégagé quelques maisons où on pouvait se restaurer et aussi acheter des souvenirs (bien sur). Et le paysage alors comment c était me direz vous ?
C'était tout simplement magnifique, superbe, grandiose…. On a marché pendant quelques heures tout la haut, on a eu super froid (il devait geler en plein vent) mais c’était génial.
Y a qu’à voir cette photo pour tout comprendre 
C’est un malheureux hasard, mais pendant que Elle est en France, David visite le Japon. Après quelques jours passés à Tokyo où il a pu s’imprégner de la mégalopole japonaise et de sa démesure, je l’ai conduit samedi à la montagne. Au départ, David voulait gravir le Mont Fuji. Mais il est encore trop tôt dans la saison. Les bus qui y conduisent ne roulent pas, les refuges sont fermés, et je pense qu’il y a peut être encore pas mal de neige au sommet. Takayama est une petite ville, ou règne un calme très reposant. Toutefois entre il y a pas mal de choses à voir (temples, rues anciennes, marchés, maisons traditionnelles, défilé de chars…). Il y a aussi un peu en dehors de la ville (20 min à pied) un village (Hida no sato) où nous sommes allés et où sont préservées des maisons agricoles anciennes. Les toits de chaumes de ses maisons sont particulièrement imposants. la suite un peu plus sportive du week-end, demain…ou comment nous sommes allés mettre les pieds dans la neige…
Après quelques recherches je me suis dit que si on allait dans les Alpes japonaises, on trouverai bien un endroit pour faire de la randonnée qui soit accessible en ce mois de mai. J’ai opté pour la ville de (Hida) Takayama (高山). Takayama a l’avantage d’être vraiment près des sommets des Alpes japonaises et aussi (au cas ou les accès sont fermés) d’être une ville très culturelle que les guides décrivent comme la «petite Kyoto» (c'est également la patrie du sarubobo).
Samedi matin nous avions donc rendez vous sur le quai 11 de la gare de Nagoya (David venant de Tokyo et moi de Okayama) pour nous rendre à Takayama.
A partir de là, le week-end a été une succession de paysages mémorables. Entre Nagoya et Takayama le train remonte toute la vallée de la rivière Nagara (長良川 ) qui est magnifique. Le paysage est tellement impressionnant avec ces successions de canyons, de ponts suspendus, de vallées avec ses rizières en terrasses, que nous avons vu beaucoup de photographes japonais disposés le long du parcours et qui prenait des photos du paysage au moment ou notre train passait (ma photo est pas géniale, mais un train ça secoue !).




