Okayama
Site à l'usage des hypothétiques futurs habitants français à Okayama et des autres curieux...
Hier je me suis encore retrouvé tout seul. ELLE est partie pour HongKong pour la semaine. Le plus dur a été de se lever pour qu’elle ait son train à 6 heures. Apres ça je n’étais plus bon à rien. Donc aujourd’hui je vous raconte comment on passe un dimanche à Okayama sans avoir rien prévu à l’avance. On prend son vélo et on va en direction du grand parc de la ville pour flâner. Là bas les Japonais aiment faire du sport, s’allonger sur l’herbe, faire de la musique, ça ressemble tout à fait à n’importe quel parc parisien par exemple (les crottes de chien en moins). Cet endroit c’est souvent la destination première des dimanches inorganisés car il y a toujours un truc à voir (le club de pétanque par exemple). Hier je suis donc tombé sur compétition d’athlétisme (il y a le stade Momotaro dans le parc). Bon je suis pas fan de sport, mais je me suis dit qu’il y aurait peut être quelques photos intéressantes à faire. En fait non pas vraiment. Alors je mets juste la photo suivante pour vous montrer comment la partie de Okayama ou nous habitons est vraiment proche de la forêt et de la montagne (notre appart est au pied de la colline la plus proche). cliquez dessus pour avoir un grand format.
Je pense que je vais faire plusieurs articles pour montrer un peu plus notre ville, car je me suis rendu compte que plein de gens de notre entourage ne viendraient pas ici et puis on a aussi reçu des émails de Français ayant vécu à Okayama, et j’ai envie de montrer comment est la ville aujourd’hui. C’est incroyable à quelle vitesse une ville japonaise peut changer. En 2 ans, de très nombreux bâtiment ont été détruit, d’autres on été finis, j’ai envie de garder une trace de tout ça.
Je suis resté 5 minutes dans le stade juste le temps de voir une course et les quelques supporters s’époumoner. Dans le parc une mini foire à quelque chose se tenait. Je sais pas ce que c’était, j’ai juste vu une expo de voitures, des stands avec de l’artisanat, en vrai kitsch comme en France, vous savez : les porte-clés en bois à accrocher dans l'entrée de son pavillon, ou les sous-verre avec des fleurs séchées en plastique dedans…, et puis bien sur un stand de râmen où 200 Japonais attendaient sagement en faisant la queue pour avoir un gobelet gratuit de ces fabuleuses nouilles. Ha j’ai failli oublier l’estrade avec un numéro de danse et chansons exécutées par un dinosaure vert et neurasthénique, un gros truc rouge et poilu avec des yeux qui tournent, et une demoiselle qui chantait d’une voix nasillarde. Apparemment sponsorisés par Nissan, je n’ai pas compris ce qu’ils vantaient mais ils avaient du succès.


Après ça, sentant la fatigue me gagner, je me suis dit que c’était bien assez pour un dimanche après-midi, mais c’était sans compter sur le hasard qui m’a fait croiser G. qui, elle, avait prévu quelque chose. Je l’ai donc accompagnée, me disant que ça serait toujours plus distrayant que de m’endormir à 2 heures de l’après-midi devant du baseball à la télé. La suite demain. J’ai comme un coup de barre maintenant.
Pour finir la semaine ou commencer le week-end, au choix, voici quelques photos d’un matsuri (fête traditionnelle) où nous sommes allés dimanche dernier. A une trentaine de kilomètre au Nord de Okayama, en pleine campagne, ne me demandez pas le nom de l’endroit…Cette fête a rassemblé énormément de monde, les gens étaient garés partout et deux rues du village étaient même barrées à la circulation, soit 50 pour cent du village. Gigantesque je vous dis. Bon d’accord, je vous entends doucement rigoler d’ici, ceux qui habitent dans les grandes villes japonaises avec vos cortèges de fêtes les plus célèbres les unes que les autres, mais je vous assure que c’était quelque chose de vraiment important. Des dizaines de prêtres shinto, des centaines de participants en costume traditionnel, des milliers de gens venus des 4 coins de la préfecture. Et puis il y avait une ambiance très chaleureuse, comme-ci tous ces gens se connaissaient ; Ca discutait par petits groupes, ça rigolait, ça buvait…la fête ! Heureusement qu’on a des connaissances japonaises (merci J.) pour nous indiquer ce genre d’événement, sinon on passerai à côté de beaucoup de choses. Au programme, des défilés de mini-temples portés par de vaillants gaillards, des concours de taiko (tambours), des démonstrations de… je sais pas comment appeler ça, mais c’était un genre d’art martial où un grand balèze (ou balaise) faisait tourner une grande lance tout autour de son corps et de ses bras, des danses de lions (dragons), des processions religieuses, des « bénédictions », la lutte bu bien et du mal symbolisée par l’attaque des lions contre le temple (c’est mon interprétation), des pétards très bruyants qui pétaient dans la forêt aux alentours sûrement pour faire peur aux démons malveillants, etc. Bref c’était très impressionnant… tout ça sous le beau temps de l’automne japonais, et aussi bien sûr avec ses cortèges de photographes amateurs, ses stands de calamar, de patate douce frite et tant de chose qu’il faut vraiment vivre une fête japonaise comme celle là pour bien en profiter. Je vous laisse avec quelques photos et vous dis « bon week-end ! »


Depuis le début de la semaine, un nouveau meuble a pris possession du hall d’entrée de l’immeuble où on travaille. On doit enfiler des chaussons en entrant dans le bâtiment. Jusqu’à présent on ne devait quitter ses chaussures que pour entrer dans certaines salles où l’on utilise certaines « machines ». Franchement, ça nous a un peu surpris, imaginez-vous le matin en arrivant au boulot enlever vos chaussures et enfiler de magnifiques chaussons en vrai synthétique, on a tout de même le choix entre marron et bleu pour la couleur.
Elle a bien essayé, pendant quelques jours, de porter, dans le building, de superbes tongs très fashion customisées avec des perles et des paillettes, ce qui a fait légèrement sourire nos collègues. Mais Elle a capitulée car Elle avait froid aux pieds. Pensant qu’Elle pouvait bien attendre l’hiver avant d’avoir des engelures, Elle a rechaussé les pantoufles moches.
Personnellement je trouve ça plutôt rigolo, de toute façon depuis que je suis au Japon, j’ai pris l’habitude d’enlever mes pompes dès que je peux. C’est vrai quoi ? On n’est pas mieux pour bosser les pieds à l’air ? Le seul truc qui m’embête vraiment c’est que l’année dernière je me suis fait offrir des chaussons super fourrés, vous savez le genre mocassin d’esquimaux avec de la fourrure à l’intérieur et sur les bords… pour lutter contre les grands froids de notre bureau mal (pas) isolé, uniquement chauffé par une clim’ au plafond et où le sol est gelé, c’était l’idéal. Mais depuis notre changement de locaux en mars, on partage dorénavant le bureau avec plusieurs personnes… Oserai-je moi aussi affronter le regard et les petites remarques de mes collègues ? La température dans la pièce en décidera, rendez vous en décembre.
En plus du Mont Aso, on a aussi profité de notre passage sur Kyushu, la semaine dernière, pour passer tout d’abord par la ville de Kumamoto. En fait pour visiter tranquillement le Mont Aso, je pense que louer une voiture est la façon la plus simple. A partir de ce choix, Kumamoto est la ville la plus proche accessible en train. Mais Kumamoto lutte pour ne pas être seulement une ville de passage sur le chemin du touriste étranger faisant le Japon en 10 jours (je suis un peu cynique mais il faut bien que je trouve une compensation au fait de ne pas avoir droit au RailPass…Grrrr). Pour cela Kumamoto a 2 atouts majeurs : son château et le Suizenji Jojuen Park. Le donjon principal est tout de même accessible. Mais j’ai été un peu déçu, car si l’extérieur est dans le plus pur style japonais, l’intérieur est en béton ! On ne le savait pas avant de d’entrer. Mais on a bien fait de ne pas lire notre guide touristique, avant de venir, car il nous aurait sûrement indiqué ce détail, et nous aurait peut être dissuadé de faire la visite. Finalement ce fût très intéressant. Et puis pour les amoureux de charpente, il y a tout de même une annexe du château d’assez grande taille, qui est tout en bois (mettez des chaussettes propres). Donc pour les murailles, les bâtiments, les salles où sont exposées divers objets anciens, et surtout pour les 2 figurants déguisés en ninjas qui font des photos avec les touristes, et bien pour tout ça, allez y ! (Moi je suis super content d’avoir une photo où je suis en train de battre à plate couture et à main nues 2 ninjas armés de sabres super tranchants J).
Le château de Kumamoto est très imposant. Il Peut être un peu tout petit peu plus petit que celui de Himeji, par contre il se compose de plusieurs bâtiment. Actuellement une grande partie du château est en travaux. Il se fait tout beau pour 2007, pour fêter les 400 ans de … quelqu’un pour traduire ? Mettez votre proposition dans les commentaires SVP.


La deuxième attraction touristique majeure de Kumamoto, c’est donc le jardin de style japonais Suizenji Jojuen. Comme au Korakuen à Okayama, vous pouvez y voir des bronzais, des belles pelouses, des carpes Koi, des maison de thé, des tonnes de photographes amateurs, mais ce jardin possède quelque chose d’unique: son propre Mont Fuji.





