C'est qui nous?

nous c'est les aventures de ELLE et LUI à Okayama au Japon

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 (avril 2008) :

Okayama c'est maintenant ELLE, LUI et petite ELLE !!
Même si cela fait déjà 1 an que nous sommes rentrés en France,
nous restons attentifs au gens qui passent par ici.
et qui nous posent des questions sur Okayama,
 Nous répondons toujours !

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pour nous contacter c'est par ici et ça nous fera plaisir... 

Au cas où tu voudrais des infos précises, une recette de cuisine, un avis politique, ... si tu veux des sous va voir ailleurs !

Images Aléatoires

Okayama

Site à l'usage des hypothétiques futurs habitants français à Okayama et des autres curieux...

Vendredi 2 février 2007

En hiver au Japon, on taille ses arbres. Quand je dis « on » je veux bien évidemment dire les heureux propriétaires d’un bout de terrain. Mais sont-ils si heureux ? Je me rappelle avant notre arrivée au Japon, notre « chef » qui allait nous accueillir nous avait dit qu’il connaissait quelqu’un qui aurait peut être une maison à louer pour un prix modique. Nous, on se voyait déjà durant les grandes vacances d’été installés sur la terrasse ou dans le jardin de la dite maison à l’ombre des cerisiers en fleurs tout en sirotant une bière bien fraîche. Bien évidemment tout cela est impossible (maintenant après deux ans je le sais), pour les simples et bonnes raisons que les cerisiers fleurissent en avril, qu’en été au Japon, on ne reste pas dehors sans mourir d’insolation rapidement et que les jardins japonais sont rares en proportion du nombre d’habitants. Et puis finalement cela ne s’est pas fait, nous n’avons eu le droit a un bel appart avec vue sur un jardin (qui s’est ensuite transformé en mur des nouveaux voisins…grrr) et notre collègue nous avait alors déclaré, « de toute façon, c’est peut être mieux comme ça parce que qu’un jardin c’est dur ». Moi sur le coup je n’avais pas bien compris ce que cela voulait dire. Maintenant j’ai compris. Avoir un jardin, c’est toute une responsabilité. Il est hors de question de laisser se propager les arbres et les arbustes comme bon leur semble. Il faut avoir un jardin nickel, bien en ordre, un jardin à la japonaise comme tous ces voisins. Et pour cela, il faut couper, cisailler, pincer, tordre, épiler, contraindre, bref il faut bonsaiifier tout le jardin. Donc finalement la plupart de nos voisins qui ont un jardin font appel à des professionnels pour venir transformer leur jardin en œuvre d’art (d’un point de vue d’amateur d’arbres sans branches…). Alors, souvent sur le chemin du boulot on voit ses équipes de jardiniers qui avec la plus grande délicatesse grimpent dans les arbres et maintiennent en parfait état ces jardins qui font le charme de ces quartiers et sûrement de tout le Japon.


 

Jeudi 1 février 2007

ELLE a déjà commencé à vous raconter notre week-end chez la maman d’un ami qui habite sur la toute petite île de Osaki-Shimo-shima quelque part dans la Mer Intérieure du Japon où elle cultive des oranges (comme presque tous les habitants d’ailleurs !).
Comme ce week-end a été une vrai bouffée d’air après un mois de janvier « trop » confiné » je vous montre à mon tour quelques photos sur les différentes choses que nous avons vues ou faites parce que vraiment ce fut super !!!


Un des petits ports du village

 Vue du village depuis les champs d'orangers

encore un piège à sanglier

le matériel de pêche dans le coffre de la voiture de Y. san

un des fugu que nous avons péchés
(en fait on en a attrapé que 2 et en plus on a pas pu les manger car bien évidemment ils sont mortellement toxiques)

la soirée à la maison avec le banquet, le kotatsu au coin du chauffage typiquement japonais et pour finir l'eau à 46 dégré du furo (bain) dans lequel j'ai compris qu'un être humain pouvait cuire dans une baignoire et que de ce point de vue là les japonais ne sont pas des humains !

la nuit passée sous des futons super épais et d'où il est très difficile d'émerger enfin pour finir, le matsuri où l'on béni les arcs 

et où les hommes du village jouent à Robin des Bois à moitié dénudé
(courageux pour faire ça en janvier, heureusement le saké réchauffe les corps...)l'entrainement
je crois que je n'ai rien oublié.
Ha si ça :
cliquez !

 

Mercredi 31 janvier 2007

Suite de notre petit week-end. Nous n'avons pas fait que nous promener bien sur, nous avons aussi mangé! Notre charmante hôtesse étant une très bonne cuisinière, on s'est régalé. Il faut dire qu'elle avait mis les petits plats dans les grands. Nous avons entre autres mangé de délicieux sashimis (tranches de poisson cru) de poissons et de coquillages de la mer de Seto avec une excellente sauce maison (à base de sauce soja, j'ai réussi à obtenir la recette mais ne comptez pas sur moi pour vous la donner, c'est comme celle du coca ou du cristal de Baccarat) et aussi, coté nouveauté pour moi, de la racine de lys (yuri) et du concombre de mer (namako). J'avoue que je n'étais pas très enthousiaste pour ce dernier mais ça aurait été dommage de rentrer en France sans y avoir gouté!

  *Pour ceux qui ne connaissent pas le namako, regarder dans google image.
** la qualité de l'image est volontairement mauvaise pour ne pas vous donner trop envie devant votre ordinateur.
*** je sais qu'il n'y a pas de saumon dans la mer de Seto mais un plateau de sashimi sans saumon ça aurait été dommage! 

Petite requête tant qu'on est dans la nourriture : quelqu'un sait-il ou l'on peut acheter du Daikon dans le 78? ça rendra service à l'une de nos lectrices. merci

par Okayama au Japon publié dans : manger
Mardi 30 janvier 2007

Dans la mer de Seto, il y a un nombre incroyable de petites îles, et sur certaines d'entre elles, on cultive les oranges. C'est sur l'une de celles-ci que vit la mère de notre collègue  et devinez quoi? Elle cultive les oranges. Nous y sommes allés le week-end dernier, il faut 3 heures et demi de route et deux Ferry pour l'atteindre mais ça vaut le coup. C'est une petite île (3/4 heures pour faire le tour en voiture) ou il n'y a que des orangers à perte de vue. En fait d'orangers, ce sont plutôt des Mikan, comme on les appelle ici, qui ressemblent à des clémentines, et au moins une dizaine d'autres agrumes qui ressemblent soit à des clémentines, soit à des oranges. Je ne ferai pas de leçon aujourd'hui, je n'ai pas tout retenu.
Ca fait des générations que les mikan sont cultivées dans cet endroit car le climat s'y prête particulièrement. L'île est très montagneuse et il n'y a encore pas si longtemps (pas des siècles quoi), il n'y avait pas de route. Pour le transport des mikan d'un coté à l'autre de l'ile, il fallait soit grimper par la montagne avec une hotte sur le dos, soit faire le tour en bateau, avec une petite embarcation comme celle-ci qui semble toujours utilisée aujourd'hui. Il y avait également des systèmes de treuil pour descendre la récolte depuis le haut de la montagne jusqu'aux bateaux.

Maintenant les choses sont un peu plus faciles. Il y a des routes qui serpentent entre les champs (serpentent c'est le mot) et également des petits trolley qui grimpent entre les orangers comme sur la photo. Le travail n'en reste pas moins pénible car la cueillette se fait à la main et en hiver. Nous avons testé, un coup de sécateur pour cueillir l'orange, un autre pour ôter la queue afin qu'elle n'abîme pas les autres dans le seau. Seau d'ailleurs que l'on porte en bandoulière sur l'épaule et ça pèse un poids! Enfin je n'ai pas eu trop à en souffrir puisque j'ai du cueillir 15 clémentines pendant que la ptite grand-mère qui nous accompagnait a rempli son seau hardi petit!

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