Okayama
Site à l'usage des hypothétiques futurs habitants français à Okayama et des autres curieux...
C'est un coin du nord de la préfecture d'Okayama qui est exceptionnel, et ce pour deux raisons ; ya des prés dans lesquels il y a des vaches! Dans un endroit qui s'appelle Jersey-land (comme Disneyland), il y a un restaurant et une boutique qui vend des yaourts, des glaces et des cheese-cakes dont le goût rappelle fortement celui du gâteau au vin blanc pour ceux qui ont eu la chance un jour d'en goûter! Malheureusement, pas l'ombre d'un fromage! Derrière tout ça, on peut visiter l'élevage de vaches jersey en automne et hiver ou voir les vaches déambuler dans les champs et regarder passer les touristes au printemps et en automne. En toile de fond il y a les montagnes, enfin des grandes collines avant de les monter et des montagnes quand on en redescend, les jambes fourbues par les marches et les pentes à 70°. La rando au Japon, c'est pas de la rigolade! Il existe aussi un endroit (Kogen quelque chose) ou l'on peut louer des vélos pour faire un circuit au pied des montagnes, un onsen (thermes) avec des bains extérieurs et des pistes de ski. L'idéal à mon avis est d'y aller passer un week-end, en automne parce que c'est très beau (mais au printemps ça doit être chouette aussi) en réservant une nuit dans une pension ou un hôtel.

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Bon appétit
Le village d’Hattoji se trouve au Nord Est d’Okayama. C’est ce qu’on appelle un « furusato » village qui correspond à village ancien, souvent en ruine et/ou restauré. On peut donc y voir des maisons de l’avant guerre (2eme Guerre Mondiale), ce qui est très très rare au Japon. En japonais le mot « furusato » à également une connotation nostalgique de l’époque où il faisait bon vivre à la campagne.
A Hattoji il y a peu de chose à voir. Quelques jolies maisons anciennes qui semblent abandonnées comme à peu près tout le reste du village. C’est cet état d’abandon qui fait, je trouve, tout le charme de ce village. Quand vous vous trouvez au « milieu » du village, vous vous sentez vraiment loin de tout et vraiment au plus profond du Japon rural. Pour profiter pleinement de cette atmosphère rien de mieux que d’y faire une retraite pendant 2 jours. Vous pourrez alors loger à la villa internationale. N’oubliez pas de faire vos provisions car il n’y a aucune épicerie à moins de 15 km ! A la sortie du village il y a toutefois une auberge ou la nourriture est excellente.
À chaque saison son poisson : en automne c'est le Sanma!
Puisque ce nom ne vous dit peut-être rien, grande âme que je suis, je vous donne le nom français: Scombresoce.
Maintenant bien renseignés, voyons comment le cuisiner: il faut un four à poisson, heureusement il y en a dans toute cuisine japonaise, le problème c'est que l'on ne peut y faire cuire que du poisson, adieu les rôtis, tourtes, tartes et gâteaux, mangeons du poisson! Le Sanma se fait donc griller. On l'arrose ensuite de sauce soja et on l'accompagne de daikon rapé et de petits citrons très parfumés verts ou jaunes (yuzu par exemple). Il y a certainement d'autres recettes mais c'est celle-ci que l'on rencontre le plus souvent. La partie la plus délicate reste à le manger avec des baguettes, et si l'on est pas trop doué, "il faut bien mâcher pour avaler les arêtes" (conseil de japonais). On peut donc réussir très facilement un bon Sanma à la maison, la question que je me pose pourtant est : pourquoi le Sanma préparé à la maison a-t-il des arêtes bleu turquoise???
