Okayama
Site à l'usage des hypothétiques futurs habitants français à Okayama et des autres curieux...
Au mois d'août, nous allons avoir de la visite de France alors je suis en train de préparer un petit périple touristique. Une des étapes sera l'incontournable château d'Himeji et en y pensant ça m'a donné envie de vous le montrer (parce qu'on y est déjà allé l'an dernier).
Il date quand même du 14e siècle ce château! Des bâtiments si anciens sont plutôt rares par ici. Il est aussi classé patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO. À ce titre, IL m'a dit qu'ils devaient avoir de la doc. en français à l'entrée, alors j'ai demandé et j'me suis fait envoyer sur les roses en beauté (ça aussi c'est plutôt rare par ici d'habitude).
Le château s'appelle le héron blanc car il est tout blanc (!) et posé sur une colline comme prêt à s'envoler. C'est quand même plus poétique que le château du corbeau noir de Okayama! Lui aussi d'ailleurs est en pur matériau d'époque, mais enfin… de la notre d'époque!.
Sur le Héron blanc, j'ai plein de belles photos de l'extérieur mais je n'en ai choisi qu'une, juste histoire de vous donner envie d'y aller. J'ai aussi plein de photos de l'intérieur mais je n'en ai pas mis car il n'y en a aucune de réussie!
mais c'était vraiment agréable. Outre les terrasses, la ville en elle-même est très jolie, elle comprend de très nombreuses vieilles maisons qui font penser à Kurashiki et des temples à profusion. L'un deux donne sur la mer avec ce qui a été qualifié de "une des plus belles vues du Japon" car il y a de nombreuses îles en face dont l'une avec un temple dessus. On peut également aller sur une des îles grâce à une navette, qui est censée partir toutes les 20 minutes mais qui fait les allers-retours non stop pendant les heures pleines (le trajet dure 5 minutes). Là-bas la plage est belle et il n'y a rien à faire mais des fois c'est ça qui est bien …
Quand on vit au Japon, qu’est ce qui nous manque le plus ? La baguette au p’tit déj, le fromage,…Oui bien sur…
… mais en ce moment, avec les beaux jours et la chaleur qui arrive (enfin) je trouve qu’une belle terrasse ombragée où on peut boire un bon demi bien frais en regardant passer les badauds, c’est vraiment le bonheur.
Et bien avant-hier, on a trouvé LA terrasse. C’était à Tomonoura, un petit village de la préfecture de Hiroshima, au sud de Fukuyama ou nous avons passé la journée. Un port qui ressemble à ceux du sud de la France mais avec des temples en arrière plan (!) ; une jetée ombragée ; deux bars ; quelques tables et chaises … et une ville qui est très paisible.
Malheureusement on n'ira pas toutes les semaines car c'est à une heure d'autoroute de chez nous
Week-end à Takayama (suite…) A ce moment, avec David, nous avons commencé à nous poser de sérieuses questions quant à la qualité de notre équipement vestimentaire. Une fois les skieurs embarqués, le bus a repris l’ascension. Je veux dire la vrai ascension, avec une route en lacets assez raides et un A ce moment la, ce n’était plus de notre équipement qu’on doutait mais un peu de notre survie…("0-0). j exagère
Dimanche nous avions donc prévu d’aller marcher dans la montagne. Il faisait un temps magnifique, la route des crêtes (la plus haute du Japon) était ouverte, nous avons donc acheté notre billet de bus pour le Mont Norikura. Le Mont Norikura est un ensemble de crêtes et de lacs dont le point culminant est à 3026 mètres. A l’office du tourisme ils nous avaient dit : « faites attention là haut il fait super froid (sugoi samui) ». On n’était pas franchement équipés comme pour traverser l’Himalaya mais nous avions quand même des pulls et des coupes vents.
Tout content d’aller respirer l air des sommets, nous nous sommes installés à l’arrière du bus et nous avons commencé à profiter du paysage le long de la route qui montait tranquillement à travers les rizières en eau.
A peu près a mi parcours (il faut presque 2 heures de Takayama au sommet de Norikura) le bus s’est arrêté sur un vaste parking où nous attendaient des gens habillés comme ça :

énorme joli ravin juste à coté du bus. Comme je souffre d’un vertige effroyable, je commençais à avoir les mains moites…
Et plus on montait, plus la route ressemblait à cela:
beaucoup un peu, mais on se demandait quand même ce qui nous attendait tout en haut.
Et bien en haut il y avait un grand parking totalement dégagé quelques maisons où on pouvait se restaurer et aussi acheter des souvenirs (bien sur). Et le paysage alors comment c était me direz vous ?
C'était tout simplement magnifique, superbe, grandiose…. On a marché pendant quelques heures tout la haut, on a eu super froid (il devait geler en plein vent) mais c’était génial.
Y a qu’à voir cette photo pour tout comprendre 
C’est un malheureux hasard, mais pendant que Elle est en France, David visite le Japon. Après quelques jours passés à Tokyo où il a pu s’imprégner de la mégalopole japonaise et de sa démesure, je l’ai conduit samedi à la montagne. Au départ, David voulait gravir le Mont Fuji. Mais il est encore trop tôt dans la saison. Les bus qui y conduisent ne roulent pas, les refuges sont fermés, et je pense qu’il y a peut être encore pas mal de neige au sommet. Takayama est une petite ville, ou règne un calme très reposant. Toutefois entre il y a pas mal de choses à voir (temples, rues anciennes, marchés, maisons traditionnelles, défilé de chars…). Il y a aussi un peu en dehors de la ville (20 min à pied) un village (Hida no sato) où nous sommes allés et où sont préservées des maisons agricoles anciennes. Les toits de chaumes de ses maisons sont particulièrement imposants. la suite un peu plus sportive du week-end, demain…ou comment nous sommes allés mettre les pieds dans la neige…
Après quelques recherches je me suis dit que si on allait dans les Alpes japonaises, on trouverai bien un endroit pour faire de la randonnée qui soit accessible en ce mois de mai. J’ai opté pour la ville de (Hida) Takayama (高山). Takayama a l’avantage d’être vraiment près des sommets des Alpes japonaises et aussi (au cas ou les accès sont fermés) d’être une ville très culturelle que les guides décrivent comme la «petite Kyoto» (c'est également la patrie du sarubobo).
Samedi matin nous avions donc rendez vous sur le quai 11 de la gare de Nagoya (David venant de Tokyo et moi de Okayama) pour nous rendre à Takayama.
A partir de là, le week-end a été une succession de paysages mémorables. Entre Nagoya et Takayama le train remonte toute la vallée de la rivière Nagara (長良川 ) qui est magnifique. Le paysage est tellement impressionnant avec ces successions de canyons, de ponts suspendus, de vallées avec ses rizières en terrasses, que nous avons vu beaucoup de photographes japonais disposés le long du parcours et qui prenait des photos du paysage au moment ou notre train passait (ma photo est pas géniale, mais un train ça secoue !).




