Okayama
Site à l'usage des hypothétiques futurs habitants français à Okayama et des autres curieux...
C'est la fin de l'année, on fait "Bonenkai", la fête quoi!. En général, il s'agit d'un repas que l'on fait avec ses collègues, amis etc… si j'ai bien tout compris. On peut faire plusieurs fois Bonenkai (avec des gens différents) c'est pourquoi ça commence dès le début du mois de décembre. Les restos à cette période sont plutôt bien remplis.
Le but de Bonenkai est d'oublier tous les soucis de l'année qui se termine, et, effectivement, ça a l'air de marcher puisqu'à la fin du repas, il y en a toujours qui ont même oublié ou ils habitent!
Nous on a fêté trois fois Bonenkai. La première c'était avec le travail. C'était très amusant car c'est la deuxième année qu'on y assiste et ça s'est passé exactement comme l'an dernier : une soirée assez protocolaire avec tenue correcte souhaitée, des dizaines de tables rondes, un repas qui commence à 6 heures 30 précises et qui est excellent. A 7 heures, un huluberlu déguisé flanqué de deux mères Noël en mini jupe arrive en hurlant dans un micro et procède au tirage au sort de cadeaux pour les invités. Petite particularité cette année, contrairement à l'an dernier, on a gagné un lot!!! Des entrées à un parc d'attraction, le Tivoli à Kurashiki!!! À 8 heures (pile) le tirage est terminé et on nous met à la porte sans même avoir le temps de finir son verre! D'ailleurs en parlant de ça, j'avais dis dans un précédent article que je ne boirais pas de beaujolais cette année et bien c'était faux car on a fait toute la soirée au Beaujolais nouveau. La deuxième c'était avec le cours de japonais. Un dimanche après-midi, pas d'alc
ool cette fois-ci mais de très bonnes choses à manger, des danses folkloriques et des chants etc… très sympa. À cette occasion on nous a offert des toupies (et puis on nous en a encore offert plus tard, quelqu'un d'autre, je pense que c'est traditionnel pour la fin d'année).
La troisième c'était hier soir avec un couple d'amis japonais. Nous avons mangé dans un Yakitori, c'était très bien, mais entre le tendon de bœuf bouilli et le cartilage de poulet frit … j'ai de loin préféré les brochettes de volaille et les pattes de poulpes frites. Nous avons ensuite été dans un bar pour finir la soirée. Ca y est, on connaît un bar dans Okayama!!!
Hier je suis allée chez le coiffeur. Ça n'était pas la première fois au Japon, et à chaque fois je ne saurais dire si j'adore ça ou si je déteste! Disons que si je ne tiens compte ni du prix, ni du résultat, j'adore ça!
Il y a au Japon et à Okayama en particulier, des dizaines et des dizaines de coiffeurs, qui sont ouverts 7 jours sur 7 et très tard le soir. Aller chez le coiffeur, c'est comme jouer au golf, c'est un sport national. Jusqu'à présent j'en ai testé deux. Le premier… bon, le deuxième… Enfin chez tous c'est pareil, les coupes sont impeccables, rapides et originale mais les colorations c'est une autre affaire. Elles vont du jaune-orangé au noir en passant par tous les bruns-rouges possibles. Lorsque l'on demande un châtain clair naturel, le coiffeur présente un magnifique rouge-auburn pas très très naturel. A sa décharge disons qu'un châtain clair naturel ça n'existe pas au Japon.
Donc hier, après une bonne demi-heure de conciliabule entre tous les coiffeurs du salon, j'ai eu droit à 3 colorations différentes "pointes-racines-longueurs" pour rattraper les précédents dégâts de leurs collègues. Au final, il ont réussi l'exploit suivant : mes cheveux sont châtains sous les néons et auburn sous les ampoules : deux pour le prix de …..hum…il faut dire qu'ils m'avaient présenté le devis avant c'est pour dire.
Mais tous ça est largement compensé par les deux heures de réel bonheur que j'ai passé dans cette boutique : les personnes sont aux petits soins (comme partout en fait), le thé est offert bien sur, pour le shampoing (qui dure 10 bonnes minutes) le siège, très confortable, s'allonge complètement, on nous met un petit voile sur le visage pour éviter les éclaboussures et une couverture sur les jambes pour se sentir bien! Et puis ensuite, on a droit à un massage du cuir chevelu et du dos. Pas mal non?
Alors finalement faut-il croire ou non ce coiffeur de quartier parisien qui nous avait dit (il l'a vraiment dit!) " Méfiez vous des coiffeurs japonais, ils n'ont pas bonne réputation" ???
Des kakis, des kakis, partout des kakis. Les mois octobre et novembre sont les mois du kaki. Dans les supermarchés, yen a plein, on se demande qui les achète car tout le monde en a dans son jardin (et quand on en a pas, on fini toujours par s'en faire donner). Le kaki, pour moi, c'est surtout très beau, il y en a des plutôt rond et des plutôt allongés. Il y en a aussi des presque carré mais on nous a dis qu'ils avaient été modifiés (sélectionnés?) pour prendre moins de place dans les cagettes !!Il paraît qu'en France on les trouve très murs, qui se mangent à la petite cuillère. Ici, ils sont toujours plus fermes, ça ressemble plus à une pomme. En fait, je ne sais pas si les Japonais les mangent frais, je crois que la plupart des gens les font sécher ; il faut les accrocher en guirlande à une ficelle et les faire sécher dehors. Comme le temps se rafraîchi à cette période, les gens ont ressorti les caleçons longs et quand on se promène dans la campagne japonaise, il n'est pas rare de voir sécher, ensemble, les kakis et les caleçons.


Une de nos collègues de retour de week-end à Takayama dans la préfecture de Gifu (un peu au N-O de Kyoto) nous a rapporté en souvenir des sarubobo.
Un sarubobo est un porte-bonheur comme on en trouve beaucoup au Japon. Même s’il est typique de la ville de Takayama, je pense qu’on doit en trouver un peu partout car il est célèbre dans tout le Japon. En effet, porter ce gris-gris vous permettra bien des choses comme d’éloigner le mal, d’avoir une vie joyeuse, et aussi d’avoir un accouchement facile et sans douleur…pour les engelures il ne fait rien par contre :(
Le sarubobo représente un bébé singe (singe = saru en japonais). Il est généralement fait de tissu de couleur rouge et sa figure n’est jamais représentée. Mais commerce oblige, on le trouve maintenant sous toutes les formes.
Nous, nous avons eu droit au sarubobo sucette, miam...



